Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /Avr /2009 17:16

De là haut, tu m'as dit: ne crains rien, aie confiance.

Entre mes mains tu es bien assuré.

D'un simple mouvement de tes doigts, je me suis levé

et j'ai marché plein d'espérances.

Tu semblais si bon guide.

J'ai ressenti comme un grand vide

lorsque je me suis cogné

J'ai levé le regard vers toi bien intrigué.

Tu m'as dit que c'était pour mon bien,

que je te remercierai demain.

J'ai pensé: C'est tout de même regrettable.

Tu m'as soupiré que tes desseins sont impénétrables.

Croyant tenir le premier rôle,

j'ai pris celui du drôle.

De celui qui tend les bras

afin qu'on puisse le frapper bas.

Quand devant sur la scène et les projecteurs,

Je cherchais l'Amour, j'ai trouvé la Terreur.

Face a cette foule qui m'a hué.

Là où d'autres étaient félicité.

Tu m'as dit: je t'aime, tu vois..

Les épreuves que je te donne te rapprochent de moi.

Chaque coup accepté te grandit le cœur.

Afin que tu deviennes libre et meilleur.

Je t'ai dit: c'est tout de même suspect.

Tu m'as dit: j'ai fait ce monde parfait.

Je n'ai pu m'empêcher de douter.

Lorsqu’à chaque fois la même pièce tu m’as fait jouer.

A force de serrer les dents, tant de rage j'ai accumulée

Qu'un jour un fil s'est brisé

Et j'ai vu mes bras retomber.

Alors je me suis enfui.

Mais la honte m'a suivi.

Et plus je me débattais, plus de fils je tranchais.

Mon Dieu qu’ai-je fait?

Sur le sol je me suis affalé.

Comme un pantin inanimé.

Pourtant, au bout d'un moment,

mes membres se sont mis en mouvement.

Je me suis relevé.

Je me suis même surpris à danser.

Cette fois la foule  applaudissait.

Mon Dieu que m’as-tu fais?

J'ai voulu comprendre ce pourquoi.

Ce sentiment de liberté pouvait exister en moi.

Es tu vraiment Celui que l'on croit?

Tirant des ficelles dans l'ombre avec tes croix de bois?

Je me suis mis à grimper.

C'est alors que je me suis cogné

à ce que je croyais être moi.

Là haut, il n'y avait qu'un miroir sur le toit.

 

Alain

 

.


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Lundi 20 avril 2009 1 20 /04 /Avr /2009 16:51

L'arbre qui chante ?

Que je vous explique:

Au sud il y a l'Italien fou de soleil,

Au nord il y a l'Espagnol amoureux de sa pelouse,

Tandis qu'à l'Ouest il y le Neerlandais amateur de piscine..

au milieu de tout ca il y a moi

avec mon bosquet de chênes, de bouleaux et de chataigniers

le dernier bosquet de ce qui était autrefois un lotissement boisé.

c'est le dernier carré des feuillus

encerclé par une armée de nains de jardin en plastique

qui leur decochent des regards assassins et des propos venimeux

auquels mes arbres répondent a grands coups de chataignes et de glands.

C'est un combat sans espoir, ils le savent bien

ils ne survivront pas à mon départ, eux aussi sont dans le Passage

Alors pour leur donner du courage j'ai accroché un magnifique carillon de jardin aux branches du plus grand bouleau

Et lorsque le vent se lève, les tubes de métal tintinabullent une mélopée harmonieuse

Alors je m'assied là, en contrebas, et j'écoute en silence

mon arbre qui chante.


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Samedi 18 avril 2009 6 18 /04 /Avr /2009 16:01

Dis papa, pourquoi tu mettrais pas tes histoires sur un blog?

?! Voilà bien une idée d'ado!
Comme si, avec mes trois heures de navettes chaque jours, mes deux ados
  et une maison à terminer, j'avais du temps à consacrer à tenir un blog!


Et puis un blog pour qui? un blog pourquoi ?

 Alors que je viens de mettre en veille mon hobby de conteur faute de pouvoir m'y consacrer suffisemment...

 Un blog...pfff!

Pourtant...

  C'est bien le fait de n'avoir su entretenir cette interiorité nécessaire à mon équilibre

qui m'a mené lentement au bout de quinze ou  vingt ans dans ce Passage.

Vous savez?
le Passage, ce moment de la vie ou tout s'écroule autour de vous: couple, relations, boulot, estime
de soi, certitudes... il vous reste plus rien. C'est nu que l'on franchi le Passage.

De l'autre coté: une nouvelle vie.
Qu'elle chance de pouvoir ainsi vivre plusieurs vie dans une seule!

Mais toute naissance a son cortège de peurs et d'angoisses.
Au fur et a mesure que je m'avance dans le Passage

et que je me dépouille de tout ce que je croyais être,
mon passé semble s'estomper, un peu comme les ombres d'une foret

que l'on traverserait une bougie à la main.
 Même ce à quoi je tenais et m'identifie encore semble vouloir s'échapper du halo de ma conscience:
Angoisse.
Il y a des jours ou on est plus personne.


Un jour j'ai ouvert un livre de contes.
On y parlait d'un petit poucet qui semait des cailloux derriere lui pour pouvoir

revenir sur ses pas au cas où la vie le trahirait.
Ca m'a donné une idée:j'ai abandonné mon masque de silences et je me suis
 mis a parsemer mon chemin d'histoires.
Il me suffit de suivre le fil de mes contes pour retrouver mon monde d'avant.


Finalement, un blog, l'idée n'est pas bête.
 Tenir un blog s'est s'assurer de penser à semer chaque semaine un nouveau repère et ainsi de

ne pas rompre le fil d'Ariane qui me retient à ce qu'il y a de precieux en moi.

Bienvenue donc dans mon Passage.
J'ignore si le voyage sera long mais je sais qu'il sera passionnant, parsemé de découvertes.

On dit que dans le Passage on trouve une fleur de lumière qui guide le chercheur égaré.
 On dit aussi que c'est dans le Passage que
nait votre plus belle histoire,
celle qui demeure cachée au fond de notre coeur en attendant

que celui ci soit assez ouvert pour voir la lumiere du jour.
On a tous en nous une histoire capable de liberer le coeur des autres,
que ce soit une histoire de petit prince ou de goeland.

La laisser naitre, c'est donner tout le sens a sa deuxieme vie.

Mais venez plutot voir par vous même..

Alain

Par Alain
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